Stéphane Nottet
Quelques oeuvres de Stéphane Nottet sont visible,
en permanence, dans le magazin de la Galerie Ephémère à Montigny-Le-Tilleul.
Stéphane est sur le site Galerie.be
Stéphane NOTTET pratique
l'art de la récupération et du détournement d'objets
(marqués d'un vécu ou de la marque du temps).
Ses matières premières, il les trouve au hasard d'une
promenade en forêt ou au cour même de la ville.
C'est ainsi que quelques branches ou bien un tronc deviendront autant
de totems au(x) visage(s) de cailloux.
Des restes de bois se mueront en ouvres abstraites rythmées
par des entailles comme autant de signes primaires.
De l'écorce de bouleau se transformera en personnages dans
des collages.
Les pages d'un vieux livre (atlas ou ouvrage d'anatomie), trouvé sur
une brocante, enrichiront également ces collages.
Dans la ville, ce sont des affiches sur plusieurs épaisseurs
qu'il arrache et qui tiendront lieu de toiles à ses peintures.
Le format de ces affiches lui suggère souvent la silhouette
de ses personnages énigmatiques. Des silhouettes longiformes
qui vous observent et qui vous offrent à la vue leurs entrailles
comme pour nous prouver qu'ils sont bien des créatures humaines.
Ces êtres souvent asexués naissent d'un trait spontané mais
assuré.
Le fond des affiches crée comme une trame pour les silhouettes
aux visages délavés, marqués. Cette trame, par
un jeu subtil entre les couches de papier et les plis du papier encollé,
rappelle la texture de l'écorce d'un arbre.
Sur ces supports, il peint à l'henné qu'il utilise en
tant que pigment pur qu'il dilue avec de l'eau et de l'huile d'olives.
Cette technique fait écho aux tatouages que les femmes maghrébines
se font sur le visage et les mains.
Le papier, marqué par les attaques du temps, devient parfois
aussi dur qu'une peau bien épaisse.
Stéphane Nottet apprécie l'art brut et l'art primitif.
Il aime en effet s'entourer de l'art de ces peuples (l'art océanien,
africain, Chiite, amérindien, .) qui ont su garder un lien avec
la nature emprunt de simplicité et d'authenticité.
Son admiration pour les ouvres issues de « malades mentaux » se
reflète également dans ses travaux.
Mais en dehors de cette analyse, Stéphane, lui, ne se pose
pas trop de questions.
Ses dessins sont fluides.
Ses petits personnages se retrouvent partout.
Ils hantent le bord d'une feuille, le dos d'un ticket . en provenance
directe de son imaginaire.
Stéphane dessine ces petits êtres d'une façon
telle qu'on dirait de l'écriture automatique.
Par ces dessins parfois naïfs, souvent mordants, Stéphane
Nottet entretient la part d'enfance qu'il garde en lui.
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